PropagLande


Site d’information alternative qui traite, sur un ton libertaire, de l’Afrique (la françafrique), de la religion, de l’économie, des médias (et donc de propagande...)


Le site Propaglande change de serveur. Vous pouvez consulter les derniers articles publiés à l'adresse www.propaglande.org.
Le présent site reste cependant fonctionnel: vous pourrez y lire toutes nos archives et anciens articles.



Clearstream

Dominique De Villepin pris à partie sur l’affaire de l’ouvrage de Denis Robert retiré des ventes en librairies lors de sa sortie

par Matt Ju

30ème Salon du Livre de Paris - 30/03/2010, 20h

J’ai pris à partie Dominique de Villepin, ancien premier ministre à ce moment là, sur le fait que le livre Clearstream, l’enquête de Denis Robert a été retiré des librairies pendant qu’il sortait (du 10 juin au 3 juillet 2006) - celui qui sauve involontairement la mise à Sarkozy et révèle les manipulations du corbeau dans l’affaire Clearstream II.

francafric.free.fr Mis en ligne par Bruno
Mots clés (Tags): Censure La parole à... Livres

La réponse de Domininque de Villepin (sur un air réflexif, puis faussement étonné) : "Hein ? Comment ? Ah, je ne savais pas !"

Moi : "Il y a eu des pressions politiques, d’après ce que j’ai lu."

DDV : "Vous voulez dire ?"

Moi : "Oui, entre le jeu de l’opposition Sarkozy/DDV au coeur de Clearstream II, vous même donc."

DDV (déjà moins souriant, mais encore davantage concentré et malin - signes cognitifs évidents du regard/gestes manifestes qui transparaissent alors aussitôt et spontanément) : "Vous m’accusez ? Je le vois partout son livre !"

Moi : "Non, mais Denis Robert indique qu’à la sortie de son ouvrage, lorsque c’était le plus important, le livre a été retiré !"

DDV : (d’un air vraiment embarrassé) : "Ecoutez, il a du juger qu’il était mauvais pour lui de le sortir à ce moment là."

Moi : "Non non, il l’avait bien sorti, avec son éditeur Les Arènes. Et l’ouvrage a été retiré suite à sa parution dans les Fnacs et autres distributeurs."

DDV : "Je ne savais pas." (diversion du regard, soudain, et corps qui se tourne face à d’autres demandes progressivement)

Moi (toujours aimable, souriant et reconnaissant de cet échange pour le moins incongru avec ce grand stratège, au combien actif dans la vie française, notamment à venir, hélas !) : "Je ne vous dérange pas davantage."

D’où l’impasse sur la question évidente qui suivait : Que pensez vous Mr de Villepin, du retrait, en démocratie, d’un ouvrage en librairies, sous demande politique/parquet, comme cela fut le cas également, en juin 2003, pour "Est-ce dans ce monde là que nous voulons vivre ?" d’Eva Joly aux Arènes éd. encore et toujours ?!

Pour rappel :

L’offense faite à Dominique de Villepin

"La veille de la parution de Clearstream l’enquête de Denis Robert, un motard de Matignon s’est présenté dans nos bureaux avec une lettre de menaces du chef de cabinet de Dominique de Villepin.

Ses services annoncent aujourd’hui le dépôt d’une plainte en diffamation. C’est la première fois depuis le début de la Vème République qu’un Premier Ministre attaque un livre." Laurent Beccaria

http://www.arenes.fr/spip.php?article380

En annexe :

Mon soutien face à une précédente action juridique tout aussi ignoble, cette fois des principaux potentats africains, les dictateurs sanguinaires O.Bongo, D.Sassou N’Guesso et I.Déby, pour « Offense à Chef d’Etat » à propos du livre Noir Silence de François-Xavier Verschave, aux Arènes : http://francafric.free.fr

Notes lors du Procès Clearstream #1

http://www.facebook.co/note.php?not...

(la suite de ce compte rendu détaillé, du temps de ma présence au tribunal - quasi complet, contrairement à tout ce que j’ai pu lire dans la presse, après le procès - il faut le dire haut et fort, au risque même d’être très pesant : selon que les professionnels des médias/édition daignent se pencher trois secondes sur le financement d’un tel travail d’intervention sociale et politique, on ne peut plus précarisé/bénévole - j’arrive à bout, victime d’harcèlement moral/santé/racisme/hygiène&sécurité déplorables, durant presque l’intégralité de ma jeune première décennie d’adulte, d’entreprises en entreprises capitalistes barbares - c’est un tabou de le dire - de tous types, familiales ou institutionnelles privées/sous traitantes d’Etat, importantes ou non, sur les divers postes les plus ingrats, dont profitent en permanence et avec de plus en plus de virulence/aplomb, les friqués verreux, desquels j’aurais à me défendre, sans plaisir, ni réel retour face à ce mal ultralibéral généralisé/encouragé, mais avec raison, via une parution visible et souhaitée, anonyme ou non, help !)



Réagir à cet article: Poster un commentaire