Romée Dallaire au Rwanda
J’ai serré la main du diable (Le film)
Génocide des Tutsi du Rwanda - 1994
Extrait de J’ai serré la main du diable (Shake Hands with the Devil) un film de Roger Spottiswoode (2007).
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Mots clés (Tags): Armée Racisme Rwanda Vidéo
Ce film de Roger Spottiswoode est une adaption du livre autobiographique "J’ai serré la main du diable" du Lieutenant-général Roméo Dallaire, Ed Libre Expression, 2003. Roméo Dallaire s’engage dans l’armée canadienne en 1964, où il obtient son brevet d’officier au Collège militaire royal de Saint-Jean en 1968. Dallaire a écrit un livre au sujet des événements du Rwanda J’ai serré la main du diable. En avril 2004, il a témoigné devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda contre le colonel Théoneste Bagosora. De retour au Canada, Dallaire a été relevé de ses fonctions au sein des Forces Armées canadiennes, pour des raisons médicales le 22 avril 2000. Il souffrait du trouble de stress post-traumatique. Au moment de sa retraite, il tenait encore le rang de lieutenant général. Le 15 avril 2000, il déclare au quotidien La Presse : « Je vis la culpabilité d’un commandant qui a vu sa mission ne pas aboutir à un succès. Je vis aussi avec cette culpabilité vis-à-vis des Rwandais à qui on a donné l’espoir du succès de leur projet de paix et qui, ultimement, se sont fait massacrer en nous regardant avec des yeux d’incompréhension pendant que nous étions impuissants à faire quelque chose. Il est normal pour un commandant de se poser des questions, de se dire : "Peut-être que j’ai argumenté, mais je n’ai pas convaincu. Peut-être que je n’ai pas utilisé les bonnes méthodes." ». De plus, le 13 décembre 2003, il déclare en entrevue au journal Le devoir : « Huit cent mille personnes sont mortes au printemps 1994, et personne n’a bougé. Deux mille neuf cents personnes ont disparu à Manhattan le 11 septembre 2001, et Bush a mobilisé le monde entier. Voyez-vous, j’ai du mal avec ça. ». Se blamant pour les failles de sa mission, il continua une longue dépression. Le 20 juin 2000, il est amené d’urgence à l’hôpital après avoir été découvert sur un banc d’un parc à Hull, Québec. Intoxiqué et souffrant d’une réaction à ses anti-dépresseurs, l’évènement a failli le plonger dans le coma. L’histoire a pris une ampleur nationale et a créé un débat sur les règles d’engagements qui sont imposées aux soldats de l’ONU de maintien de la paix. Après l’incident, Dallaire entreprit d’écrire son livre et de participer à de nombreux colloques et conférences. Il était sur la voie de la guérison. C’est aussi pendant cette période qu’il a admis que pendant sa dépression, il a tenté de se suicider à plusieurs reprises. Il est l’un des soldats canadiens les plus décorés. Il est Officier de l’Ordre du Canada. Au Canada, Dallaire est considéré comme un héros qui a essayé de toutes ses forces d’arrêter le génocide et qui a pu sauver au moins quelques vies. En 2004, il était 16e sur une liste du réseau CBC The Greatest Canadian (Le meilleur canadien), le meilleur classement pour un militaire. Le 25 mars 2005, le Premier ministre Paul Martin nomme Dallaire au Sénat canadien. Il siège en tant que libéral. Peu après sa nomination, Dallaire a expliqué que sa famille contribue depuis longtemps au Parti libéral du Canada et le Parti libéral du Québec depuis 1958. Son livre J’ai serré la main du diable (2003) a été adapté dans un documentaire : Shake Hands With the Devil : The Journey of Roméo Dallaire de Peter Raymont (2004). Ce film a remporté le « 2004 Sundance Film Festival Audience Award for World Cinema - Documentary ». Son livre fait également l’objet d’une adaptation au cinema, dans un long metrage de Roger Spottiswoode. Le tournage a débuté mi-juin 2006 à Kigali, Rwanda et Montréal, en anglais. Parmi les acteurs, on trouve notamment le québécois Roy Dupuis qui interpréte le Général Dallaire. « Shake Hands with the Devil » est sortie en salles le 28 septembre 2007. Durant la campagne électorale québécoise 2007, il a pris position dans le quotidien montréalais La Presse et sur la chaîne de télévision TVA pour dénoncer les thèses qu’il juge négationnistes (à propos du génocide au Rwanda) du journaliste Robin Philpot, candidat du Parti québécois dans Saint-Henri—Sainte-Anne
Tous les agissements de l’Etat français dont parle dans cet extrait le lieutenant général Roméo Dallaire (ici joué par Roy Dupuis), alors commandant de la Force Internationale de maintien de la paix des Nations unies au Rwanda, à Bernard Kouchner (Jean-Hugues Anglade) sont – entre autres – dans le rapport de la CEC : http://cec.rwanda.free.fr/documents/Publications/horreur.htm À lire également :